Quelques notions importantes

L’hébergement touristique, c’est de la location court terme (31 jours consécutifs et moins), à des touristes en échange d’une rémunération dont l’offre est rendue publique. L’hébergement touristique collaboratif, ça correspond à de l’hébergement par l’occupant dans sa résidence principale. L’hébergement touristique commercial, ça réfère à tout hébergement touristique pratiqué hors résidence principale (hôtel, résidence de tourisme, etc.)

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Apporter des changements, mais dans les intérêts de qui ?

En gros, il va maintenant te falloir un permis au coût annuel de 50$ pour faire du Airbnb chez toi, à moitié. Pourquoi à moitié ? Parce que t’es limité à 90 jours de location par année. Bien le bonjour les mesures de contrôle ultime ! Après ça, ils instaurent une plateforme de plainte anonyme en ligne pour encourager les gens à dénoncer. Excellente façon de favoriser l’hostilité entre voisinage et de véhiculer une image négative de la pratique Airbnb.

On est du monde normal, mais paraît que Québec a besoin de plus de règles que les autres !
Le gouvernement provincial a déjà une législation à ce sujet. L’hébergement touristique, c’est un hébergement de moins de 31 jours sur une base régulière. RÉGULIÈRE. Le Canada, on en fait partie pourtant ! Mais nous, à Québec, une base régulière ça signifie 90 jours par an. On s’entend-tu pour dire que le quart d’une année c’est pas régulier, loin de là ! Faudrait peut être repenser une Charte des droits et liberté pour les Québécois qui dit «vous ne jouirez pas de vos biens pour lesquels vous travaillez si fort».

Ouin, mais nos hôtels !

Les hôtels, au même titre que les Airbnb, sont autant un commerce l’un et l’autre. Dans les deux cas, une organisation est nécessaire, des employés sont engagés et ça demande de la gestion. Par contre, Airbnb n’est pas sous le contrôle absolu du gouvernement, alors c’est pas mal plus dérangeant. Un signe de piastre, c’est un signe d’alerte, parce que lorsqu’on parle d’hébergement collaboratif de type couchsurfing t’en entendras pas un chialer puisqu’il n’y a pas une cent de générée! Si tu veux vivre une immersion culturelle, t’en as-tu rien à faire d’être logé au 22e étage d’un beau bloc luxueux.

Que les hôtels gardent leur clientèle et laissent les gens qui veulent mordre dans la vie le faire ! Parce qu’au final, le taux d’achalandage reste de 100% dans les hôtels en période de haute saison. Pis si t’en fais chez toi de l’hébergement touristique, ce n’est pas de l’argent qui rentre tout seul. Tu dois entretenir et assumer les dépenses, gérer les communications, ouvrir les portes de ton intimité et offrir un service qui répond aux hauts standards de qualité exigés par Airbnb. C’est un revenu honnête et mérité, qui comme les hôtels et les commerces, fait rouler l’économie de notre ville qui est l’une des plus visitées en Amérique du Nord !

Pis la pénurie de logements dans tout ça ?

Si tu viens passer la nuit chez moi, personne ne va se retrouver à la rue, à ce que je sache ! Pis drôlement, j’ai pas l’impression que t’aurais signé un bail pour la maison de 2 millions collée sur la rue Saint-Jean classée hébergement commercial. Pour ma part, je suis même contente qu’un joyau patrimonial me soit accessible à la location, parce que je n’aurais autrement jamais eu l’occasion d’y mettre les pieds et pourtant c’est dans ma ville. Ça te dérange-tu vraiment en réalité ? Tu suis le mouvement en t’apostrophant comme tout le monde ou ta qualité de vie est réellement minable à cause de Airbnb ? Nous sommes choyés de vivre à une époque où voyager est accessible, pourquoi nuire à cette chance ? Ceux qui sont mécontents de ça sont surement les mêmes qui veulent pas faire du compost pour pas que ça pue !

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Richesse culturelle

Être un hôte Airbnb, c’est un peu comme voyager à l’année (sauf maintenant 90 jours). Tu goûtes des mets d’ailleurs, tu as des échanges privilégiés avec les gens et tu en apprends sur les autres cultures. Mais encore, il n’y a pas que les touristes. Tu croiseras sur ta route des gens qui doivent recevoir des traitements médicaux à l’extérieur de leur région, ceux qui viennent dans le coin à la recherche d’un emploi ou comme tout récemment tous ceux qui ont dû être relocalisés dû aux inondations ravageuses. Ces besoins sont bien réels et vont bien au-delà du tourisme d’agrément. Tous ceux-là seront pénalisés par les nouveaux règlements qui transforment l’économie de partage en grosse bête noire.

Rendre au peuple ce qui est au peuple

Dans le cas présent, NOS PROPRES MAISONS SVP ! On ne forme qu’un… LES HUMAINS… TOUT LE MONDE ! Partageons-le notre magnifique Québec !