J’étais présente au cocktail-conférence « Boire local, penser global » le 11 février dernier. Un événement organisé par
Cataléthique, à la Maison du développement durable à Montréal.

Parmi nous se retrouvaient le
cofondateur de
Kava Tours, Benoit Hébert et les propriétaires du vignoble
Pigeon Hill, ainsi qu’une cinquantaine de têtes cultivées pour partager et
trouver des idées sur les meilleures manières de promouvoir la consommation
viticole et agricole locale au Québec. Ce n’est toujours pas encore un réflexe
de choisir un vin québécois lors de nos soirées et nos évènements.

Pourquoi est-ce que ce n’est pas populaire ?

Il est plus qu’évident que
lorsqu’on boit local, on réduit notre empreinte écologique et particulièrement
les gaz à effet de serre associés au transport, tout en amenant une certaine richesse à notre économie locale.

Mais il semble encore très difficile de croire en notre capacité de faire du bon vin, particulièrement
pour les baby-boomers.

Il faut comprendre que la
viticulture pratiquée au Québec est relativement très, très jeune quand on se
compare à l’Europe. Quand on y pense, ça fait environ une trentaine d’années
que les terres québécoises produisent du vin. Il va sans dire que depuis son
début, les pratiques se sont perfectionnées pour générer de formidables vins
sur notre terroir.

Benoit Hébert, cofondateur de
Kava Tours, a développé son entreprise en ayant en tête le développement d’un
secteur économique qui a le potentiel de faire rayonner les régions du Québec.
Lors de sa création, Benoit s’est inspiré de sa visite récréative dans la
vallée de l’Okanagan, jumelée avec un voyage en motocyclette à travers les
vignes de l’Argentine, pour développer la première entreprise au Québec
spécialisée en forfaits sur la Route des vins.

Kava Tours révèle le défi de
faire découvrir six bons vignobles au Québec, circulant de la Montérégie
jusqu’aux Cantons-de-l’Est. Depuis 2011, cette entreprise a pour vision de
canaliser la découverte de nos richesses viticoles ainsi que la création d’une
communauté qui soutient ses vignerons.  

Les visites organisées
proposent de visiter des vignobles situés à Dunham, Bromont et Rougemont. Leur
unique modèle opérationnel offre des Passeports Route des vins et des visites
guidées avec des Excursions Route des vins.

Depuis que j’ai dégusté le
vin rouge certifié biologique du vignoble Pigeon Hill et discuté avec ses
charmants vignerons, Manon Rousseau et Kevin Shufelt, je suis convaincue de
faire la visite dans les mois prochains.

Comment aider les petits
vignerons du Québec et la viticulture québécoise ?

Une suggestion a été offerte par Benoit Hébert, cofondateur de Kava Tours: apportez un
bon vin québécois à votre prochain souper d’amis et cachez l’étiquette. Demandez à vos amis de deviner d’où provient le vin. Par la suite, c’est à
vous de dévoiler la discussion de nos petits trésors sur notre terroir. Une
autre idée est de suggérer à votre restaurant préféré de faire l’ajout de vins locaux à leur carte.

Finalement, bravo à ceux qui
persévèrent et développent la viticulture du Québec en un coup de cœur de notre
terroir. Petit à petit, et avec l’entreprise Kava Tours qui embarque dans le
jeu, les vignobles québécois gagnent en popularité et les petits vignerons
commencent à avoir plus de facilité sur le marché. On ne peut qu’applaudir ces
vins avec leurs goûts uniques qui se font tranquillement une place dans
les foyers québécois.

Cataléthique, organisateur de
la soirée, est reconnu pour être un catalyseur des meilleures pratiques
d’affaires en responsabilité sociale en développement durable. L’organisme a
une nouvelle fois saisi un sujet important pour notre économie locale et a
dévoilé une jeune entreprise viticole.