JEF poissonnerie-prêt à manger ferme ses portes. En entrevue à l’émission Première Heure (Radio-Canada) ce vendredi matin, Jean-François Mondoux, propriétaire de l’établissement de la rue Saint-Joseph (Québec), a pointé un ensemble de facteurs l’ayant poussé à prendre cette « difficile décision » : coût des matières premières, localisation, concurrence, habitudes de consommation, etc.


M. Mondoux reste persuadé que le public est intéressé par le concept novateur et éco-responsable qu’il avait développé. L’entrepreneur regrette plutôt l’explosion du prix de certains produits-vedettes, « qui ont plus que doublé en quatre ans ». « Et lorsqu’on se retrouve face à de gros joueurs qui ont des moyens financiers beaucoup plus gros, qui peuvent couper plus dans les prix, (…) on ne peut pas vraiment jouer lorsqu’on est plus petits. »

Le jeune homme, qui souhaite continuer à œuvrer dans l’univers du poisson, avoue qu’il aura, au préalable, besoin de souffler après ces quatre années de dur labeur. « Moi, j’ai parti mon commerce seul et j’avais un peu tous les chapeaux sur la tête. (…) Une vie, on en a juste une et ma santé, je ne voulais pas la perdre. »


Si son entreprise « fonctionnait bien » (il avait remporté la Bourse Jeune Entreprise 2014 de la Jeune chambre de commerce de Québec), Jean-François Mondoux pointe malgré tout un manque de volume de ventes, lié notamment à la localisation de son commerce. Développement des périphéries de la ville, travaux, problème de stationnement sont notamment des facteurs qui auraient eu un impact sur la fréquentation de la poissonnerie. « J’aime Saint-Roch et j’y crois toujours, mais je ne sais pas si ma prochaine entreprise sera dans Saint-Roch », glisse-t-il.