« La réalité c’est qu’un logiciel qui marche pour une business de 80 employés ne fonctionne pas pour quelqu’un qui travaille tout seul ». C’est ainsi que Dominic Goulet, fondateur de Momenteo, explique ce qui a mené à la création de sa compagnie.

Une idée

C’est en fait une envie toute égoïste qui a poussé l’informaticien pigiste à se créer un système de comptabilité qui fonctionne pour les personnes travaillant seules.

« J’ai roulé avec ça durant plusieurs mois jusqu’à ce que je me fasse pogner par ma blonde qui est également travailleuse autonome. Elle passait quatre heures par semaine sur sa comptabilité », explique Dominic.

Avec son système, la conjointe de Dominic est passée à quatre minutes par semaine pour sa comptabilité. Le bouche à oreilles a continué dans le cercle d’amis du couple. Après quelques temps, Dominic a décidé de charger ses amis pour l’utilisation de son logiciel. Spontanément, ils ont donné 20 $ à Dominic.

Le prix est demeuré le même, 20 $ par mois, pour les utilisateurs du service. Un prix reflétant le budget d’un travailleur autonome.

« Mes amis ont tous sortis de l’argent pour payer le logiciel. à ce moment-là je me suis dit que je n’étais peut-être pas seulement un chialeux qui n’aime pas les logiciels existants. Il y a peut-être vraiment un besoin », s’est-il dit.

À partir de cemoment, le nombre d’utilisateurs a crû organiquement. De fil en aiguille, des gens que Dominic ne connaissaient pas se sont intéressés à son projet et ont adhéré à Momenteo, renforçant la conviction de Dominic qu’il y avait plus derrière son idée qu’un simple service entre amis.



« C’était important de prouver que nous pouvions avoir une croissance exponentielle », décrit-il.

La compagnie

En vue de la consolidation de son idée en une entreprise, Dominic s’entoure d’une équipe lui permettant de fixer les valeurs de son entreprise : « Une fois que je me suis rendu compte qu’il y avait une compagnie à bâtir autour de cette idée-là j’ai décidé de m’assoir et de créer une compagnie solide et intéressante autour de mon idée », se souvient-il.

Une pause nécessaire selon lui afin de placer l’histoire et les valeurs de l’entreprise dans leur contexte et de créer une image crédible et attrayante pour sa jeune compagnie.

« Il n’y a pas vraiment un déclic qui se passe du jour au lendemain. Les succès instantanés ça ne se peut pas », conclut celui qui aspire à simplifier la vie des travailleurs autonomes souvent confrontés à des tâches administratives rébarbatives.