Lorsqu’ils débarquent dans cet univers, les jeunes entrepreneurs sont nombreux à s’imaginer passer des heures dans des réunions passionnantes, d’enrichissants cinq à sept de réseautage, des séances de brainstorming à n’en plus finir. Mais ils oublient une étape obligatoire et inévitable : la prise de décisions juridiques. Une étape qui, dans bien des cas, prend la forme d’une épreuve insurmontable.

Le poids des complexités

Selon une étude du Centre de vigie et de recherche sur la culture entrepreneuriale de la Fondation de l’entrepreneurship, parue en 2011, 26,6 % des Québécois désirant se lancer en affaires abandonnent leur projet, refroidis par les complexités administratives, légales et fiscales. Dans le reste du pays, ce taux est de 16,9 %.
Plus récemment, l’Indice entrepreneurial québécois note, dans son édition de 2015, que si 20,1 % de la population de la province affirment être intéressés par la carrière entrepreneuriale, seuls 10,2 % passent à l’acte. Une fois encore, la lourdeur des démarches est nettement pointée du doigt.

Entre entrepreneurs

Qu’importe son âge, qu’importe son profil, tout porteur de projet peut, à un moment donné, se retrouver freiné, voire bloqué par ces obstacles. L’incroyable diversité de documents et contrats et leur infinie complexité sont évidemment l’une des principales raisons. Nombre de dirigeants regrettent également que les cabinets d’avocats ne proposent pas une offre adaptée aux entrepreneurs et ne sont, dans bien des cas, pas intéressés par ce genre de dossiers. L’intervention de ces cabinets est, en outre, souvent des plus onéreuses.

Avec le développement d’Internet et des nouvelles technologies, les informations sont partout ; mais comme chacun sait, il est possible de trouver sur la Toile tout et son contraire et les contenus ne sont pas toujours des plus pédagogiques. Pour s’attaquer au problème, différents organismes et sociétés ont vu le jour ces dernières années. Toutefois, la majorité d’entre eux proviennent de l’univers juridique et n’utilisent pas un vocabulaire et des processus adaptés aux entrepreneurs. De plus, l’aspect « conscientisation » des entrepreneurs n’occupe pas une place importante.

Informer, vulgariser, accompagner 

Qui de mieux en effet qu’un entrepreneur pour s’adresser à un entrepreneur ? Créée à cet effet au début de l’hiver dernier, la startup Lex Start entend simplifier les démarches juridiques des entrepreneurs pour les aider à franchir des paliers.

Première étape, indispensable : expliquer et vulgariser les concepts juridiques. Pour y parvenir, plusieurs FAQ sont disponibles sur la plateforme, abordant des thématiques précises telles l’incorporation ou les conventions d’actionnaires.

Lex Start propose aux entrepreneurs de personnaliser les contrats standard disponibles en ligne qui sont rédigés en amont par une équipe d’avocats. Une fois les documents retravaillés, les clients peuvent les utiliser directement ou les faire valider par des avocats prestataires. Cette démarche permet de conscientiser les jeunes entrepreneurs à l’importance de comprendre les dossiers traités et les contrats qu’ils rédigent et signent. Elle entend également leur donner les outils nécessaires afin de les rendre autonomes. Lex Start permet, enfin, de mieux prévoir les coûts liés au volet administratif d’une carrière entrepreneuriale.

Malgré son jeune âge, la startup a déjà fait plusieurs heureux qui avouent fièrement mieux comprendre ces thématiques. Au point de leur faire aimer ces dossiers juridiques ? C’est sans doute aller un peu trop loin. L’objectif est d’aider les entrepreneurs, pas de les transformer en avocats passionnés.


4 étapes simples




Lex Start propose aux entrepreneurs de l’information juridique et des documents standardisés et personnalisables.

[Extrait de « Lex Start, Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple? », Magazine Guide Entrepreneur]

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