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St-Roch n’est pas la Silicon Valley. L’entrepreneuriat technologique ne cesse toutefois pas de s’y développer. Après des succès tels que Beenox et Jobillico, la ville de Québec est-elle un endroit qui encourage l’entrepreneuriat ?


« Si on regarde le côté support et disponibilité des fonds, c’est vrai que c’est difficile. Je pense cependant que pour des gens qui ont une idée claire et qui sont prêts à faire ce qu’il faut faire, ce n’est pas un marché qui te bloque », explique Miguel Nadeau, chef de la direction de Jobillico.


Cofondateur de l’entreprise maintenant bien établie, M. Nadeau est sans équivoque: « Ça se fait d’être à Québec dans les technologies et d’avoir un succès canadien et mondial. »


Selon Jonathan Parent, cofondateur de Shareapass, la taille relativement petite de la ville de Québec peut se révéler être un avantage pour les entrepreneurs désirant se lancer en affaires. « Un service qui parvient à passer à travers un marché comme celui de Québec a probablement beaucoup plus de chances de survivre et de gagner les autres marchés » résume-t-il.


En ce moment, la mentalité « west coast » de la Silicon Valley prédomine dans la culture des startups. La vallée californienne qui a vu se développer des compagnies telles que Google ou Apple demeure en effet un modèle pour les entrepreneurs.


« Des villes comme San Francisco facilitent beaucoup les nouvelles idées et l’innovation alors qu’ici nous avons plus à gagner la confiance et la confiance est plus longue à gagner » explique M. Parent.


Il n’est toutefois pas nécessaire à Québec de créer un écosystème de démarrage d’entreprises aussi sophistiqué qu’en Californie. Des villes d’une taille aussi modeste que Québec sont parvenues à créer ce que Sébastien Tanguay, directeur du Camp, nomme un écosystème entrepreneurial.


« Je prends souvent l’exemple de Boulder au Colorado, qui est une ville beaucoup plus petite que Québec, ou Waterloo en banlieue de Toronto. Ce sont des écosystèmes extrêmement vibrants qui sont pourtant dans des villes de petite taille » résume-t-il.


M. Tanguay souligne d’ailleurs l’apport important du camp, le jeune incubateur techno de Québec dans la consolidation de cet écosystème entrepreneurial. « On utilise le camp pour des formations et des événements. C’est un lieu où la communauté peut se réunir. Le but est de faire se rencontrer les gens et les faire discuter ensemble ».


Que ce soit au Camp ou ailleurs, l’importance pour M. Tanguay est de permettre aux entrepreneurs de se recontrer et d’échanger avec d’autres personnes avec un intérêt pour le développement d’entreprises. Des personnes à un stade différent dans la concrétisation de leurs rêves.


L’écosystème de développement entrepreneurial de Québec a connu une nette amélioration dans les dernières années.


« Il y a toujours eu de la vivacité économique ici à Québec. Le taux de chômage de 5% à Québec démontre une bonne capacité à générer de la belle richesse. On voit que l’écosystème se développe, une belle croissance s’installe » conclut M. Tanguay.