Voici un an, la jeune Taïna
Chalifoux séduisait le Québec et les Dragons de Radio-Canada grâce à ses
projets caféinés et son énergie débordante. Aujourd’hui, la jeune femme ne regrette
nullement cette aventure. Et a toujours la tête remplie de projets.

 

Guide Entrepreneur: Début avril 2015, vous
concluiez une entente avec deux investisseurs de « 
Dans l’œil duDragon ». Un an plus tard, vous en parle-t-on encore un peu ?

Taïna Chalifoux (Incas Di Napoli): Un
peu ? Tous les jours, oui ! (rires) Aujourd’hui par exemple, deux
étudiantes m’ont reconnue et sont venues me parler de l’émission et de mon
produit.

Et vous prenez toujours cela
avec le sourire ?

Evidemment.
C’est une grande fierté. L’émission a été une expérience extrêmement positive.

Qu’en retenez-vous ?

Grâce
à cette expérience, j’ai pu rejoindre, en quelques jours, un public que
j’aurais habituellement mis des années à atteindre. Et pas uniquement à
Montréal mais à l’échelle du Québec. Cela m’a aussi donné de la crédibilité dans
un univers dominé par des hommes de plus de 50 ans. On m’a fait confiance et
c’est la plus belle récompense.

Avez-vous encore des contacts
avec les deux Dragons qui vous ont soutenue, Mitch Garber et Martin-Luc
Archambault ?

Après
avoir négocié pendant huit mois, nous n’avons malheureusement pas trouvé de
terrain d’entente. Mais ils sont présents dès que j’ai besoin d’eux, ils me
conseillent. Leur présence est très précieuse.

Vous devez donc être un peu
déçue ?

Non,
du tout. J’avais plus besoin d’aide, de conseils et de contacts que d’argent.
Ce que j’ai gagné en participant aux Dragons, ça n’a pas de prix.

Avec le recul, comment
pensez-vous être parvenue à séduire le jury ?

Par la
force de mon pitch. J’étais prête, je
connaissais mon sujet. Mon pitch
était centré sur mon modèle d’affaires, pas sur le café. Tout le monde
s’attendait à ce que je parle de café, de plaisir,…, mais j’ai attaqué en
évoquant la croissance, le produit, le modèle de revenus récurrents. Ça a
évidemment parlé aux Dragons.

Se retrouver face à eux reste
impressionnant ?

Oui.
D’ailleurs, je pense que de nombreux participants sont déstabilisés par les
questions, les interventions, les objections et finissent par perdre le fil de
leurs idées. Quand on débarque là, il faut être prêt à faire face aux
critiques.

Un an après cette expérience,
comment se portent vos affaires ?

Très
bien. Le volume d’affaires a quadruplé. Et je vais lancer ma propre marque de
café, Di Napoli. J’attends les premières commandes. Notre prochain chantier est
de trouver davantage de clients. Nous sommes prêts !

 

(Photo tirée du site de l’émission Dans l’oeil du dragon – Radio-Canada)