La compagnie Uber fait souvent les manchettes depuis son implantation
au Québec. L’arrivée de la compagnie a bouleversé le marché des transports dans la province.

« Les familles québécoises dépensent plus pour se
déplacer que pour se nourrir. C’est une aberration de constater que les gens
dépensent plus pour se déplacer que pour se nourrir », explique
Jean-Nicolas Guillemette, directeur général de Uber pour le Québec.

Selon lui, le but de Uber n’est pas de compétitionner l’industrie
du taxi, mais bien de changer comment les gens se déplacent : « Quand
nous avons établi notre vision d’affaires et quand on parle de vision et d’objectifs
qu’on se fixe, nous visons à remplacer l’auto solo et à offrir une option
supplémentaire aux gens », ajoute-t-il.

La mentalité Startup

Lorsque Uber prend de l’expansion, la compagnie n’ouvre pas
seulement un bureau dans la ville. Elle se développe comme une startup, mettant
l’accent sur une culture de développement moderne.

Uber est une multinationale, mais chaque ville où elle se
développe est une unité d’affaires en soi.

« Ils engagent des gens locaux pour leur compréhension
du marché. À Montréal, par exemple, nous avons commencé dans un incubateur. À l’époque, nous étions dans le sous-sol et nous avions plus ou moins de chauffage »,
se souvient le directeur général.

De plus, Uber s’intéresse beaucoup aux personnes possédant
des profils entrepreneuriaux au moment de développer de nouveaux marchés. « C’est
souvent un entrepreneur qui va prendre le lead. À travers le monde, les
directeurs généraux sont des gens qui ont œuvré dans les milieux financier,
bancaire ou en consultation et qui ont ensuite eu une entreprise pendant
quelques années et se cherchent un défi différent », explique-t-il.

« Uber approche surtout des gens avec un profil
entrepreneurial parce que quand tu commences, c’est la même chose que si tu
étais dans une startup », complète M. Guillemette.

 Une économie qui dérange

L’esprit entrepreneurial derrière le processus d’implantation
de Uber est en fait inscrit dans l’ADN de la compagnie et derrière la réflexion
à l’origine de la compagnie.

« Il y a plusieurs façons d’avoir du succès en tant qu’entrepreneur,
mais une façon c’est d’innover. Lorsque nous réussissons à innover, il y a
souvent de la réticence. Surtout si on doit traiter avec les gouvernements. Le
premier réflexe des gouvernements va être de se baser sur le passé pour prendre
des décisions », ajoute M. Guillemette.

« Quand on est capable d’implanter l’innovation dans le
marché et de démontrer les bénéfices, il y a un changement de mentalité qui se
fait. Ce n’est jamais arrivé dans l’histoire moderne que les gouvernements
changent ou créent de la réglementation avant qu’une innovation n’arrive »,
conclut-il.