Alors
que leur nouvelle cohorte entamera ses travaux dans quelques semaines à peine,
les responsables de l’École d’entrepreneuriat de Québec rencontraient, ce
mercredi soir, une douzaine de candidats pour une séance d’information. Le
directeur de l’EEQ, Carol Gilbert, a profité de l’occasion pour présenter aux
futurs élèves potentiels la liste des dix conditions gagnantes pour se lancer
en affaires.

1.
Faire le premier pas

« C’est
ce que vous faites ce soir », lâche, dans un sourire, Carol Gilbert.
« Avoir l’idée ou l’intention ne sert à rien si vous ne vous mettez pas en
mouvement. Si faire le premier pas est essentiel, il faut ensuite poursuivre
avec un deuxième pas puis un troisième et ainsi de suite… Il faut
entretenir l’élan, maintenir l’intérêt. » 
Ce
premier pas passe par une recherche d’information et de documentation mais
aussi par un inévitable questionnement au niveau économique. « Quand on commence à mettre
de l’argent dans le projet, on embarque vraiment, ça stimule le goût de se
dépasser. »

2.
S’imprégner du milieu

Rester
seul avec son idée ne sert à rien, il convient de rapidement plonger dans le
grand bain entrepreneurial. « Nous, à l’EEQ, nous amenons cet écosystème à
l’intérieur-même de l’école », assure le directeur. «  Il faut
rencontrer les bonnes personnes, élargir son réseau d’affaires dès les premiers
jours. Une entreprise, ça ne se démarre pas seul. »

3.
Être accompagné

Lorsqu’il
démarre son projet, l’entrepreneur doit écouter ses proches. « Mais même
s’ils doivent évidemment être tenus au courant de l’avancement du projet, il
n’est pas certain que la compagne ou le mari soient les mieux placés pour
donner leur opinion au niveau technique ou sur le plan financier. » S’il
veut avoir des avis plus objectifs, l’entrepreneur devra diversifier
son entourage : les parrains, coachs, conseillers et mentors sont ainsi des
compagnons de route idéaux.

4.
Garder le focus

En
se fixant des objectifs précis et en prévoyant de nombreuses étapes, l’entrepreneur
en démarrage évitera de se perdre, de bifurquer. « Pour réussir à garder
le cap et sa concentration, il convient notamment de ne pas mélanger vie
personnelle et vie d’entreprise », conseille Carol Gilbert. « Il faut
également se motiver et s’obliger à faire ce qu’on aime moins, comme un plan
financier par exemple. »

5.
Faire partie d’une communauté

La
puissance de l’effet de groupe ne doit en aucun cas être sous-estimée.
« Réussir seul, sans s’entourer, sans consulter, sans écouter, c’est
impossible », affirme le directeur de l’EEQ. « C’est ce qui nous a
poussés à faire le choix de mettre sur pied des cohortes fréquentes, ce qui
permet de créer cet indispensable esprit de corps. »

6.
Se développer

Durant
tout le processus, l’entrepreneur est challengé,
critiqué, interrogé. « Faire avancer son projet, c’est également se voir
soi-même dans un processus d’évolution. Une des principales causes de l’échec,
c’est l’entrepreneur lui-même. » Pour aider à ce développement personnel,
l’EEQ propose, à tous ses élèves, un test psychométrique qui permet de
travailler les points faibles de chacun.

7.
Connaître ses forces et ses faiblesses

Identifier
ses propres lacunes et carences permet surtout de s’entourer de gens présentant
des forces complémentaires aux nôtres. « L’une des grandes erreurs serait
de jouer un rôle avec lequel on n’est pas à l’aise », glisse Carol
Gilbert.

8.
Sortir de sa zone de confort

« Rester
actif, c’est rester vivant », lance le directeur de l’EEQ. « En
sortant de votre zone de confort, vous développez votre capacité d’innover. En
relevant un défi ultime : parvenir à trouver du confort dans cet
inconfort. Il faut accepter le risque, accepter d’être provoqué, accepter
d’être dérangé. C’est la seule manière de ne pas s’endormir sur ses lauriers. »

9.
Imaginer les choses autrement

La
manière dont un entrepreneur voit son projet diffère évidemment de la vision
qu’en a son voisin ou, pire, son concurrent. « Changez donc de
perspective ! Tentez de voir ce que vous ne voyez pas ou que les autres
n’ont pas encore vu. Soyez un entrepreneur créatif, imaginatif. »

10.
Avoir accès aux ressources

Avancer
et évoluer nécessite de l’argent, l’intervention d’experts, la rencontre
avec des comptables, des avocats, … « Mais n’attendez pas avant de
recueillir l’avis de ces professionnels, mobilisez rapidement toutes les
ressources disponibles et nécessaires. Vous êtes et resterez toujours le
principal acteur de votre projet mais, je le répète, vous ne pouvez réussir
seul. »