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La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) vient de publier son classement des villes les plus entrepreneuriales du Canada. Le classement de 2015, fortement dominé par les villes de l’Ouest, fait voir une perte de vitesse pour celles du Québec. En effet, en 2013, neuf villes québécoises faisaient partie du premier tiers du classement. En 2014, ce nombre est descendu à cinq alors que cette année, seule une ville québécoise a su s’y placer. Il ne faut toutefois pas être trop négatifs face à ces résultats.


Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette descente au classement. Sur les 26 villes québécoises classées parmi le classement des 121 villes canadiennes, 11 villes ont connu une amélioration de leur score alors que 15 ont vécu une baisse. Rivière-du-Loup est la ville qui s’est le mieux classée (17e) avec une hausse considérable de son score par rapport à l’an passé. Les scores de Baie-Comeau, Rimouski, Joliette et Saint-Jean-sur-Richelieu ont aussi subi une forte hausse.


Martine Hébert, vice-présidente et porte-parole nationale de la FCEI, mentionne que « [les résultats] ne signifient pas nécessairement que la position des villes du Québec s’est détériorée. Certaines peuvent être déclassées par d’autres, qui ont connu de fortes hausses. » Elle explique aussi que le classement est déterminé selon 14 critères séparés en 3 catégories : présence, perspectives, politiques. Les villes québécoises ont d’assez forts résultats dans le groupe «politiques» alors qu’ils ont des lacunes considérables dans le groupe «présence». En d’autres mots, cela signifie que la politique est favorable à l’implantation et au maintenant de l’entrepreneuriat dans une majorité des villes québécoises, mais que la présence (la densité entrepreneuriale et le nombre d’entreprises par habitant) est trop basse. Le point positif à cela, comme l’explique Mme Hébert, est que « les facteurs “présence” et “perspectives” ont pour corollaires les “politiques”, exactement ceux pour lesquels le Québec s’illustre. Ça donne de l’espoir pour les prochaines années. »


Encore cette année, Québec et Montréal font piètre figure avec une 114e et une 121e position. En plus d’avoir un mauvais classement, la capitale nationale et la métropole ont subi une forte baisse de leur score. Des améliorations devront donc certainement être apportées si les deux grandes villes québécoises désirent voir leur rang augmenter au classement.

Source :

-Mathieu Charest, «Les meilleurs endroits pour se lancer en affaires au Québec», Les affaires, 19 octobre 2015.