Les entrepreneurs québécois reprennent confiance, selon le dernier Baromètre des Affaires. Leur niveau d’optimisme est même parmi les plus élevés au pays.


Alors que, durant les trois dernières années, les dirigeants québécois de petites et moyennes entreprises étaient nettement moins optimistes que leurs homologues exerçant dans les autres provinces canadiennes, le Baromètre des affaires indique que les rôles sont désormais inversés. Dévoilée par la Fédération Canadienne des Entreprises Indépendantes (FCEI), l’étude note que les propriétaires québécois de PME ont retrouvé le sourire. L’indice obtenu pour le mois de février, soit 66,3%, est d’ailleurs la meilleure note obtenue dans la province depuis l’hiver 2013. Seule la Nouvelle-Ecosse présente un indice plus élevé (66,9).


Autre bonne nouvelle: 24% des entrepreneurs québécois consultés prévoient embaucher dans les trois prochains mois et à peine 5% d’entre eux pensent réduire leurs effectifs. Enfin, plus de la moitié (51%) des sondés estiment que leurs affaires vont bien.


Ces résultats positifs et optimistes contrastent avec les réponses des propriétaires de PME des autres provinces. En Alberta, l’indice atteint un plancher record, à 26,7. Il recule également fortement en Saskatchewan et à Terre-Neuve-et-Labrador. À l’échelle du pays, l’indice moyen est de 54,7.


« L’indice varie normalement entre 65 et 70 lorsque l’économie réalise son plein potentiel de croissance », indique Ted Mallet, vice-président et économiste en chef de la FCEI, qui note des signes encourageants du côté des plans d’embauche. « Par contre, la récente fluctuation du dollar canadien a désavantagé les chefs d’entreprise des secteurs du commerce de gros et de détail qui dépendent de l’importation. Les prix devraient augmenter en moyenne de plus de 2,4% cette année, soit presque deux fois plus que le taux des hausses de salaire prévues. Un écart record. »