La force du réseau

La force du réseau

Le Réseau Trans-tech regroupe 49 centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT), répartis dans toute la province de Québec et affiliés à des cégeps. Dans ces centres, quelque 1 200 chercheurs mettent leurs connaissances et leur expertise au service des entreprises et des associations québécoises.


L’objectif du réseau est multiple. Il s’agit avant tout d’offrir aux entrepreneurs un soutien technique en les accompagnant dans les processus de changement technologique et en les aidant à s’adapter aux innovations. Les CCTT peuvent ensuite veiller au développement technologique (conception, réalisation et amélioration de produits, essais de procédés ou d’appareils spécialisés…). Enfin, le réseau peut intervenir dans les secteurs de l’information et de la formation, en veillant notamment au développement de formations sur mesure, de suivis et d’évaluations post-formation, d’études de marché…

Le processus

Lorsqu’une entreprise débarque dans un CCTT, intéressée par ses services et ses conseils, les responsables du centre vont analyser son projet et voir en quoi ils peuvent concrètement l’aider. S’ils décèlent un intérêt potentiel, ils vont mettre en place une équipe de recherche pour répondre à la requête du client. Le nombre de chercheurs impliqués dépend évidemment de l’ampleur du projet, la durée de chaque « mission » pouvant s’étaler sur plusieurs mois. 

Durant les recherches, l’entreprise ne doit pas être présente au quotidien, mais elle est évidemment tenue au courant des avancées des travaux. Le résultat final et la propriété intellectuelle lui appartiennent et elle peut ainsi, si elle le souhaite, déposer un brevet sur le produit obtenu.

Outre les aspects plus techniques, les membres du Réseau Trans-tech peuvent également fournir des conseils pour obtenir des aides financières, améliorer le lancement du produit sur le marché ou entrer en contact avec des organismes ou d’autres entreprises. Si chaque centre dispose d’une équipe d’experts, il arrive fréquemment qu’il fasse appel aux autres CCTT pour obtenir davantage d’informations ou pallier à une éventuelle carence dans une certaine discipline. C’est sans doute ce qu’on appelle la force du réseau.

De la technologie…

Une large majorité des CCTT (43) se concentrent sur l’angle purement technologique. C’est par exemple le cas de Vestechpro, inauguré en 2010. Affilié au Cégep Marie-Victorin qui propose trois programmes dans le secteur de la mode, ce centre s’est évidemment spécialisé dans ce domaine. 

Montréal présente une forte tradition industrielle dans les domaines du vêtement. Vestechpro s’adresse donc aux entreprises œuvrant dans le commerce du détail, aux manufacturiers, aux designers, voire même aux organismes publics et parapublics.

 Depuis sa création, Vestechpro s’est spécialisé dans trois créneaux : le vêtement adapté, le vêtement anthropométrique et le vêtement intelligent. C’est dans ce dernier secteur que le CCTT montréalais se révèle le plus actif, accompagnant diverses entreprises et notamment des startups, telle CarréTechnologies dont le produit exoskin est capable de donner des signes vitaux en continu. 

… à l’innovation sociale

Au sein du Réseau Trans-tech, six autres CCTT ont fait de l’innovation sociale leur spécialité. Relié au Cégep de Victoriaville, le Centre d’innovation sociale en agriculture (CISA) est expert dans les domaines de l’agriculture et de l’agroalimentaire tandis que d’autres planchent par exemple sur les questions du développement durable ou de l’immigration. 

Le CISA s’est spécialisé dans les transferts agricoles, les problématiques agroenvironnementales, l’adaptation aux nouvelles technologies (tel le numérique). L’objectif du centre est d’amener les entreprises agricoles à accroître leur efficacité économique, mais aussi à remettre l’humain au centre de cet univers de plus en plus mécanique. Autre défi du centre victoriavillois : créer des jumelages et des espaces de rencontres entre la jeune main-d’œuvre non-apparentée au monde agricole et les nombreuses entreprises sans relève.

Grâce aux forces et aux spécificités de ses 49 Centres collégiaux de transfert de technologie, le Réseau Trans-tech parvient à remplir sa principale mission : augmenter les taux de succès des entreprises québécoises. 


[Extrait de « Réseau Transtech, Apprendre par l’entrepreneuriat », Magazine Guide Entrepreneur]


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