Les services d'abonnement musical : 250 ans d'histoire et de controverses

Les services d'abonnement musical : 250 ans d'histoire et de controverses

Les bibliothèques musicales ont toujours suscité de l’intérêt mais aussi des interrogations. Avec le lancement d’Apple music, les débats sur ce type de services sont relancés. À l’instar de Spotify, Apple promet l’accès à un vaste choix musical. Les préoccupations restent cependant les mêmes quant à l’indemnisation des artistes mais aussi et surtout, comment les consommateurs se retrouveront dans ces énormes catalogues.

Les bibliothèques musicales d’antan

Le service de bibliothèque musicale ne date pas d’aujourd’hui. Quand la musique était achetée et vendue sous forme de partitions, la possibilité de souscrire à un abonnement mensuel ou annuel était déjà proposée, pour des pistes musicales que les consommateurs ne pouvaient s’offrir. Certes la logistique actuelle est différente, mais le résultat est le même : accéder à une vaste bibliothèque musicale selon des conditions déterminées.
La musique gagnant en notoriété et étant considérée comme un divertissement général selon Antoine de Peters en 1765, l’idée d’un « magasin » réunissant toutes sortes de musiques des plus anciennes aux plus modernes germe. C’est ainsi qu’il y a 250 ans à Paris, une bibliothèque musicale voit le jour, sous le nom de Bureau d’abonnement musical. Le service connaît de nombreux changements dus aux controverses suscitées quant à l’impact négatif sur l’industrie de la musique. Au fil du temps, l’idée s’est progressivement éteinte, tant et aussi bien que les services proposés aujourd’hui semblent nouveaux.

Des services de streaming se situant dans la continuation des bibliothèques du XIXe Siècle

L’histoire des abonnements musicaux date de 250 ans, elle n’est pas nouvelle. Dès son avènement, la bibliothèque musicale essaie de concilier les services offerts et les questions de propriété et de revenus. Cela semble avoir été vain jusqu’à présent. Les consommateurs auraient profité des offres de musiques, et même des musiciens, tandis qu’interprètes, auteurs et producteurs ont perdu des gains potentiels.
Les services de streaming actuels font face au même problème et doivent trouver le moyen de concilier tous les intérêts en présence. Il serait dommage d’assister à une nouvelle asphyxie de l’industrie musicale et à un égarement des consommateurs qui ne sauraient pas comment avoir accès en toute quiétude à leurs préférences.


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