WeDo : Fatigués de pelleter? D’autres le feront pour vous !

WeDo : Fatigués de pelleter? D’autres le feront pour vous !

L’application WeDo rapproche les citoyens fatigués par le pelletage des opérateurs motivés et désirant une rentrée d’argent supplémentaire. D’autres services seront proposés dès le printemps prochain.

La
tempête qui a frappé l’Est du Québec ce mercredi n’a pas fait que des
malheureux. Plusieurs centaines de pelleteurs en ont profité pour arrondir
leurs fins de mois grâce à
WeDo. Certains travailleurs ont ainsi amassé plus de 800$
durant les derniers jours.

Créée
l’automne dernier par quatre jeunes Montréalais, cette application met en
contact des opérateurs et des citoyens cherchant à s’offrir leurs services. « Le
principe est simple », assure Olivier Arcand, l’un des co-fondateurs.
« Lorsqu’un propriétaire ne peut ou ne veut déneiger, il crée un compte
gratuitement sur WeDo, sélectionne l’endroit où se trouve son domicile et
précise la taille de son entrée et le nombre de stationnements. Et il n’a plus
qu’à attendre… »

Une
fois la commande envoyée, les différents opérateurs inscrits sur WeDo la voient
apparaître sur une carte. Ils peuvent visualiser la localisation, le détail du
travail à effectuer et son prix. Un déneigement classique se chiffre à
20$ : WeDo prenant 20% du tarif, le pelleteur recevra 16$. Le premier à
réagir obtient la tâche. 
Une
fois rendu sur place, l’opérateur doit, avant tout, prendre une photo de la
propriété. Après avoir effectué son déneigement, il réalisera un autre cliché.
Ces photos sont enregistrées et peuvent servir en cas de litige.

Le
client, qui ne doit donc pas obligatoirement être présent durant le travail,
peut par la suite donner une note au pelleteur. Si celui-ci obtient une moyenne
inférieure à 3 sur 5, WeDo bloquera son compte. 
Le
principe fait évidemment penser au système Uber. « L’idée est proche, oui,
mais la grande différence, c’est que les taxes sont chargées sur chaque
commande. »

Les quatre saisons

Les
clients sont principalement des personnes âgées et isolées, des citoyens
blessés et de jeunes adultes qui ont acquis une première résidence. Les
opérateurs, eux, sont surtout des étudiants qui peuvent se libérer entre deux
cours et des travailleurs saisonniers.

Présente
dans toute la province, WeDo est déjà disponible dans cinq autres villes
canadiennes : Ottawa, Toronto, Winnipeg, Calgary et Edmonton. Mais pas
Vancouver. « Pour ce qu’ils ont comme neige là-bas… », sourit
Olivier Arcand. « Mais Vancouver devrait être couverte d’ici quelques
mois. » Les services vont en effet être étendus aux autres saisons et les
opérateurs pourront être appelés pour tondre le gazon, ramasser les feuilles,
nettoyer les piscines… « En étant présents 12 mois par an et un peu
partout au pays, nous voulons consolider notre nom, notre réputation. L’idée de
nous implanter aux Etats-Unis nous a évidemment déjà traversé l’esprit
mais avant de débarquer là, nous devons être incontournables ici. »



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